L’année des chamboulements


My very big life / Wednesday, May 16th, 2018

D’un point de vue émotionnel cette dernière année a été très riche. J’ai appris ma grossesse début janvier 2017 et depuis je peux dire que mon univers a entièrement basculer.

chamboulements

Devenir mère est toujours un bouleversement. Je m’y attendais, mais je n’avais pas envisager à quel point ma vie allait s’en trouver changée. Pas que MA vie d’ailleurs. Mon mari aussi a changé en devenant père. J’ai changé d’un point de vue personnel dès ma grossesse. Les rapports familiaux évoluent aussi… la vie sociale, le corps, les priorités ….

Je ne dirais pas que devenir mère m’a rendue meilleure. Certainement pas. Avec le retard de sommeil j’ai été un véritable  ogre grincheux pendant plusieurs semaines. Une sorte de Shrek doté aux hormones. En fait, en tout cas chez moi, la maternité est vécue comme un grand écart psychologique permanent. Toutes les nouvelles contraintes ont été difficiles à intégrer. J’ai vraiment mis du temps à me faire à notre nouveau rythme, aux nouveaux impératifs… Et en même temps (comme dirait Macron), c’est une libération. Etre mère me donne une force incroyable. Mon accouchement (qui a été un sacré parcours du combattant) me rend aujourd’hui très fière. Je ne pensais pouvoir supporter la moitié de ce que j’ai vécue en souffrance, en angoisse, en patience… Trois jours en monter et descendre des escaliers sans péridurales … Je ne vais pas trop m’attendre la dessus parce que je pense faire une article plus approfondie sur le sujet.

Et puis l’arrivée de mon fils. MON FILS. Forcement je le trouve, beau, merveilleux, gentil …. Mais pas que. Bébé a souffert de coliques sévère et d’un RGO carabiné. Les premiers mois de vie on donc été « bruyants ». Et je n’aime pas le bruit. Ce n’est que vers l’âge de cinq mois que réellement j’ai constaté une amélioration (un peu moins de vomis, moins de pleurs de douleur). Mais les semaines précédentes ont été entièrement dédiées à consoler fiston et à l’aider à supporter ces reflux. Je pense que le pire a été de le voir souffrir sans pouvoir intervenir. Je voulais prendre la douleur et la faire mienne pour qu’il soit tranquille. Finalement, nous nous débarrassons de l’Inexium et du Gaviscon à huit mois… A tout les parents qui ont un bébé RGO je vous souhaite vraiment du courage !

Autre facteur stressant, l’appartement que nous habitions à sa naissance était bien trop petit pour trois personnes (surtout avec un bébé hyper sensible au bruit). Nous n’avions pas la place, il me fallait porter la poussette pour monter chez nous (un post césarienne super ! ) la salle de bain était collée à son berceau, les toilettes aussi … Enfin ce était pas possible. Nous avons donc rapidement commencer les recherches pour plus grand et plus pratique. Direction Montreuil. La maison n’est pas encore prête mais au moins, nous avons changé d’environnement. Je crois que nous n’étions plus attaché à ce lieu de vis que nous avions tant aimé. Ce petit nid qui nous nous étions aménagé ne nous permettait plus d’être heureux. Nous n’avions qu’une hâte, partir. Et il est compliqué d’être heureux dans un lieu qui ne s’y prête pas. Attention, je ne me plains pas. Je sais qu’il y a pleins de familles qui sont dans le besoin et qui ne peuvent pas partir d’un appartement trop petit ou trop galère avec un bébé.

En fait, je crois surtout qu’après avoir vécu six ans dans notre deux pièces, nous étions en décalage. L’appartement nous rappelait notre « ancienne vie » et nous empêchait de vivre pleinement notre « nouvelle vie ».

Pour le moment nous louons des apparents en attendant que les travaux se terminent. Nous vivons des valises. Etrangement avoir peu et surtout ne pas vivre « au milieu de moi et de toutes ma vie, mes souvenirs » me fait un bien fou! Quitter notre chez nous a été un vrai bouleversement. Mais ce bouleversement nous a fait le plus grand bien. Je ne regrette pas notre décision, même si j’ai versé toutes les larmes de mon corps en refermant la porte du deux pieces sous les combles. Même si c’est une autre ville qui m’attend, plus loin de mes amis, mais plus proche de ma famille. J’ai perdu mes repères mais je m’en construit des nouveaux. Plus en rapport avec ma vie de mère. Moi qui déteste le changement, je suis forcée de reconnaitre que jamais cela ne m’aura été aussi bénéfique !

Cela m’encourage à avoir moins peur de l’avenir, me donne confiance en moi et en ma capacité d’adaptation !

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