Les enfants des autres


Non classé / Wednesday, July 26th, 2017

Suite à une conversation très intéressante sur Twitter avec des jeunes mamans, je me suis interrogée sur ma position personnelle concernant « les enfants des autres ». En tant que future mère, je vais découvrir l’envers du décors concernant les enfants en public. Ce que j’appelle le syndrome « enfants des autres » regroupe en fait plusieurs aspect. Il y a l’enfant en lui même, ses parents, le comportement de l’enfant et celui des parents. Le tout se mélange et donne parfois un drôle de cocktail.

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Par exemple, dimanche dernier j’étais conviée à une fête de famille. A un baptême pour tout vous dire. Nous étions donc tous prévenus qu’il y aurait des enfants. Tous les invités était au courant. Personne ne pouvait prendre un air scandalisé et dire « quoi ?! mais qui emmène son enfant à un bâpteme ?! » et pourtant j’ai eu une très longue discussion avec un cousin d’une pièce rapportée par alliance à ce sujet. L’homme en question n’est pas désagréable. Nous avons même l’habitude de discuter tous les deux lorsque l’on se croise. Cependant, alors même que je suis dans mon huitième mois de grossesse (donc c’est assez visible), il me prend à part et la sort cette merveilleuse phrase : « je déteste les enfants, et surtout les parents. Il n’y a pas plus chiant que des parents. Ils n’ont plus de vie alors ils décident de te pourrir la tienne en t’emmerdant avec leur style de vie à mourir d’ennuie ». Bien, c’était dit ! Sachant que les enfants présents étaient tous polis, agréables et calmes j’ai trouvé la remarque un peu difficile ! Et puis surtout, lorsque je lui ai fait remarqué qu’il s’adressait à une femme enceinte il a juste répondu « je sais ! Ne t’inquiète pas tu seras aussi pénible que les autres ». Le connaissant je sais bien qu’il y a une grande part de provocation dans ces propos. Il dit ce qu’il pense et il me faut respecter cela !

Il y a quelques semaines j’avais une discussion similaire avec ma meilleure amie. Je lui expliquais qu’un certain nombre de « parents » dans notre entourage se montraient très insistants pour démontrer que leur méthode d’éducation était la bonne. En fait, ils sont tellement peu diplomate sur la question qu’ils estiment carrément que tout ceux qui ne font pas comme eux ont tord, pour ne pas dire qu’ils sont inconscient et irresponsables… Oui, j’ai des amis charmants. Je les aime beaucoup tout de même. Ma meilleure amie, qui est un être brillant, a calmement répondu que le vrai problème avec « les enfants des autres » n’était pas réellement l’enfant. Mais les parents. On peut tous tolérer qu’un enfant soit fatigué, soit énervé… par contre on ne le pardonnera jamais à ces parents. Aussi, un enfant qui attend dans un terminal d’aéroport depuis plus de quatre heures et qui est à bout du rouleau et termine par se mettre a pleurer de frustration devient « un enfant dont les parents ne savent pas s’occuper, et qui font subir à la terre entière la présence de cet enfant mal éduqué ». Pas un enfant fatigué. Pas un enfant frustré. Il pleure parce qu’il est mal éduqué.

Mais chaque enfant est différent, et chaque parent également. Je ne parle pas des parents laxistes et permissifs (parfois à la limite de la mise en danger de l’enfant parce qu’ils sont incapables de faire respecter les règles de sécurités). Et nous avons tous notre niveau de tolérance face au bruit, face à l’agitation. Et chaque parent évalue également le seuil accepte de bruit que fait sa progéniture, ou comment elle se comporte. Ce qui peut créer des tensions entre les amis.

Autre exemple personnel. Il est parfois compliqué de de partir en vacances avec des couples avec enfants quand vous n’en avez pas… Surtout en ce qui concerne les règles de vie au sein de l’espace de vie partager (la maison de vacances quoi). Certes les amis n’ont pas à intervenir dans l’éducation des enfants, mais ont-ils a « subir » de manière répétée pour ne pas dire systématique des situations très énervantes ? Si le petit Louis 4 ans mange d’une manière répugnante à table (non je n’exagère pas sur le terme répugnant), est-il possible d’intervenir si les parents ne le font pas ? Si on est témoin d’une bêtise qui peut se montrer dangereuse, peut-on ou doit-on faire preuve d’autorité sur cette enfant (par exemple un enfant qui s’approche de la piscine sans bouée alors que cela lui est interdit, et cela de manière répétée) ?

Un enfant de l’entourage s’amusait l’autre jour a donner des coups sur la tête de mon mari. Lorsque ce dernier a fait remarqué à voix haute que c’était très désagréable les parents ont rigolé pour dire au petit garçon en question que ce n’était pas très gentil. L’enfant à continué mais les parents n’ont pas insisté. Mon mari a donc été obligé de dire clairement au petit garçon qu’il fallait arrêter. Les parents ont juste dit « il est encore petit ». Je précise ici que l’enfant n’a plus trois ans et qu’il comprend parfaitement ce qu’il fait et ce qu’on lui demande.

A l’inverse, nous avons passé quelques jours en Dordogne dans une maison d’hôtes absolument merveilleuse. Il y avait deux autres chambres occupées respectivement par un couple adorable et la petite Louise 2 ans, et une mère et sa fille (75 et 55 ans).
La femme de 55 ans avait visiblement des problèmes de sommeil et Louise avait une angine ce qui avait pour résultat de l’empêcher également de dormir convenablement. A l’occasion d’un apéritif dans le jardin, Madame 55 ans à regarder Louise directement dans les yeux et lui a dit cette phrase atroce :”si tu ne dors pas cette nuit je vais te tuer”. Les parents n’ont pas réagit, sous le choc visiblement. Je pense que si Louise avait été ma fille j’aurais fait un scandal. Mais peut-être que justement à force d’entendre des reproches, les parents apprennent à garder leur calme face au remarque (même au menaces de mort ).

Je me pose maintenant des questions sur ma manière de réagir lorsqu’un jour on me fera une remarque sur l’éducation que je donne a mes enfants. Même si cela a déjà commencé avec de nombreux reproches sur le fait que je n’ai pas l’envie d’allaiter. Au passage, les reproches viennent autant des hommes que des femmes. Je ne sais pas ce qu’un homme peut comprendre au désir d’allaitement mais bref…

Je pense que je serais plus calme si les remarques me viennent de mes amis et si elles sont faites en privé. Pas besoin de crier à travers la tables « dites moi vous deux, le fait que votre enfant vomisse dans on assiette tellement il met de la nourriture dans sa bouche, et reprend ensuite de la nourriture de cette même assiette ne vous dérange pas ? Tant mieux parce que je vais bientôt me mettre a vomir aussi ». Je vous avais bien dit que je n’avais pas exagérer sur le terme répugnant. Peut-être que les parents sont un peu perdus aussi. Si en fait ils trouvent juste que la situation est normale il nous faudra peut être envisager de changer d’amis.

Je pense que le plus compliqué est de discuter d’éducation avec des membres de la famille. Parce que paradoxalement, ils sont moins diplomates et surtout encore plus dans le jugement. Et surtout c’est généralement de la famille que vous ne voulez pas recevoir de conseils. Enfin, là je dois avoué que je parle pour moi. Je préfère entendre une amie me dire « mais l’allaitement c’est mieux pour l’enfant », que cette même remarque au sein du cercle familiale. Cela tient certainement du rapport d’autorité qui évolue. C’est un sujet qui m’intéresse énormément. L’évolution des rapports familiaux à l’arrivée d’un enfant. Si vous avez des anecdotes à partager, même en privé, ou une expérience positive ou négative je suis très intéressée !

Comme toujours, n’hésitez pas à réagir si vous êtes d’accord, ou non avec moi sur le contenu de l’article.

 A bientôt !

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